Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /Oct /2009 22:20


Punk ou post-punk ? Quelle que soit la catégorie dans laquelle on classe les Clash, on ne peut négliger l'influence de la bande de Joe Strummer sur la musique rock, et ce près de vingt-cinq ans après la séparation du groupe.

Formé dans la banlieue ouest de Londres, the Clash nait de l'échec d'un groupe punk au nom provocateur, London SS.  Deux de ses anciens membres, Mick Jones et Paul Simonson, recrutent un certain Joe Strummer sur les conseils de leur manager Bernie Rhodes. Strummer est à l'époque le chanteur des 101ers, un groupe qui commence à se faire un petit nom dans le milieu. Très directs, Jones et Simonson proposent à Strummer de les rejoindre parce qu'il « assure, mais que son groupe est de la merde ».

Le 4 juillet 1976, les Clash sont en première partie des Sex Pistols. A l'automne, ils signent chez CBS records. Leur premier album, publié en 1977, est un succès qui se hisse à la 12e place des charts au Royaume-Uni. L'apogée du groupe viendra ensuite, de 1978 à 1982, avec plusieurs albums mythiques comme London Calling ou Combat Rock, dont sont extraits deux des plus grands succès du groupe: Rock the Casbah et bien sûr Should I stay or should I go ?

Hélas, dès 1982-1983, des tensions apparaissent au sein du groupe, puis les "licenciements" s'enchainent. D'abord, Topper Headon, le batteur, à cause de son addiction à l'héroïne, ensuite Mick Jones lui-même, du fait de "divergences musicales" avec les autres membres du groupe.

Après le départ de Jones, le groupe n'est plus que l'ombre de lui-même et les albums suivants n'ont ni la qualité, ni le succès des précédents. Le groupe meurt dans l'indifférence générale en 1986. Ce n'est que des années plus tard que de nombreux groupes rendent hommage à l'apport immense des Clash à la musique actuelle, de U2 à Texas en passant par Manu Chao. Outre leur musique, leurs textes engagés ont incarné à l'époque une certaine forme de punk politique et social. Après la mort de Joe Strummer en 2002, le groupe atteint enfin la reconnaissance du monde du rock en intégrant le très sélect Rock and Roll Hall of Fame.
Par Alex Marlhac - Publié dans : 1982 - Communauté : Le Monde du Rock
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 19:30

Incontournable titre de la New Wave des années 1980, Shout reste encore aujourd'hui la chanson qui aura ouvert les portes du succès planétaire au groupe Tears for Fears (TFF). Le groupe, fondé en 1981 à Bath (Royaume-Uni) par le duo Roland Orzabal (chant, guitare) - Curt Smith (chant, basse), s'adjoint rapidement les services de deux autres musiciens, le clavier Ian Stanley et le batteur Manny Elias. Le groupe, que l'on considère encore trop souvent comme un duo, est en fait un quattuor, et Ian Stanley aura une participation plus importante que l'on ne croit dans la composition des titres - bien plus importante que Curt Smith, en réalité.

Dès 1983 et l'album The hurting, le succès est au rendez-vous, avec des singles comme Mad world, Pale Shelter, et surtout Change. Cet album se hissera à la première place des ventes au Royaume-Uni. La consécration internationale viendra deux ans plus tard, en 1985, avec l'album Songs from the big chair et sa pléiade de hits: Shout, Everybody wants to rule the world, Head over heels et Mothers talk. Après une tournée mondiale à guichets fermés en 1986, Manny Elias décide de quitter le groupe pour devenir musicien de studio.

En 1989, TFF change de cap et abandonne la new wave pour des sonorités plus soul et jazzy. Le succès sera de nouveau au rendez-vous avec The seeds of love et surtout Woman in chains. Mais ce succès annonce déjà la rupture: Ian Stanley quitte le groupe pour se consacrer - avec succès - à la production musicale d'autres artistes, et des tensions apparaissent entre Roland Orzabal et Curt Smith. En effet, Roland reproche à son "ami" Curt de ne participer que de loin à l'écriture et à la réalisation des titres. En 1991, Curt Smith quitte officiellement le groupe et le quattuor Tears for fears n'est plus constitué que de ... Roland Orzabal ! Cela n'empèche pas ledit Roland d'utiliser toujours de nom de TFF pour ses albums suivants, qui n'auront hélas pas le même succès.

La brouille entre Roland Orzabal et Curt Smith s'achèvera en 2004. Le duo se reforme et un nouvel album sort dans les bacs, le très justement intitulé Everybody loves a happy ending.


Par Alex Marlhac - Publié dans : 1985 - Communauté : Le Monde du Rock
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /Juil /2009 03:27

La légende veut que la fondation de Killing Joke soit due à une rencontre dans une file d'attente de l'équivalent de l'ANPE britannique, à la fin de l'année 1978. Ce jour-là, Jeremy Coleman rencontre un ami et lui parle de ses aspirations musicales. Ce dernier lui présente un de ces amis, le batteur Paul Ferguson. Ainsi nait l'un des groupes les plus particuliers et les plus innovants de la mouvance post-punk.

Les deux compères passent une annonce dans un journal musical pour recruter des musiciens. L'annonce en question commence par ces mots: " Want to be part of the killing joke ? ". Kenneth Walker et Martin Glover répondent à l'annonce et le groupe nait ainsi.

En 1979, le groupe signe chez Island Records et enregistre un premier 4 titres qui impressionnera l'incontournable John Peel. Et c'est dans l'émission de ce célèbre découvreur de talents que Killing Joke fera sa première apparition à la télévision.  Après un début des années 1980 délicat, le groupe connait son apogée en 1984-1985 avec l'album Night time et le single Eighties. La suite sera plus chaotique, le groupe alternant de longues périodes de succès et d'échecs, jusqu'au retour en grâce en 2003, quelque années avant le décès du bassiste Paul Raven en 2006.

L'introduction de la chanson Eighties vous rappelle sans doute quelque chose. Elle a en effet fait l'objet d'un plagiat par le groupe Nirvana dans sa chanson Come as you are, en 1991. Un procès fut même entamé, mais la conclusion en demeure obscure, suite au décès de Kurt Cobain en 1994. Selon Coleman, Kobain lui aurait dit qu'il "plaidait coupable" au cours d'une conversation privée. Les relations entre les deux groupes sont restées excellentes malgré cette affaire.

 


Par Alex Marlhac - Publié dans : 1984 - Communauté : Post rock, expérimental...
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 00:51
Les petits gars de Basildon, dans le comté d'Essex, ont prouvé qu'un nom de groupe trouvé en cinq minutes à la hâte peut devenir l'un des plus célèbres dans le monde de la New Wave et de l'Electro Pop. Le nom de Depeche Mode fut en effet "improvisé" par Dave Gahan, avant leur premier concert. Au téléphone avec l'organisateur, ce dernier lui demande le nom de leur groupe. Dave est pris de court. Devant lui, sur une table, repose un exemplaire du magazine "Dépêche Mode"...

Après un premier single au succès mitigé - Dreaming of me (1981) - le tout jeune groupe s'offre un hit planétaire avec le très pop Just can't get enough (1981). Mais le son de Depeche Mode et sa renommée internationale ne viendront que trois ans plus tard. Influencés par la musique industrielle allemande, et notamment Kraftwerk, ils signent un titre où se mèlent synthétiseurs, bruits lourds et métaliques et percussions froide. People are people (1984) connaitra un succès mondial et figure aujourd'hui encore parmi les classiques de la New Wave industrielle.

Comme pour d'autres, la suite sera plus chaotique. Après l'apogée de 1990 avec l'album Violator et le hit Enjoy the silence, Dave Gahan (c hant) devient un véritable junkie entouré de dealers, Martin Gore (guitare, synthétiseurs, chant) s'isole de plus en plus, et Andrew Flechter (synthétiseurs) essaie vaille que vaille de maintenir la cohésion du groupe. Peine perdue: Alan Wilder (percussions, synthétiseurs) finit par quitter le groupe en 1995.

Le succès ne reviendra que 10 ans plus tard, en 2005, avec l'album Playing the Angel.


 

Par Alex Marlhac - Publié dans : 1984 - Communauté : webzine musical
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 00:12

Au début des années 1980, la scène New Wave française n'a pas encore explosé. La plupart des groupes qui se revendiquent de ce courant jouent encore dans les caves, pas encore en première partie des grands groupes du moment. Pourtant, en 1982, un groupe du nom d'Indochine sort de l'anonymat avec un titre et un album en hommage à Bob Morane, héros des romans d'Henri Vernes. L'Aventurier était né, et le succès sera colossal.

L'année suivante, cette fois en référence au nom de leur groupe, Indochine réalise un album-concept avec 11 titres sur le thème du Péril Jaune. Cet album est le plus homogène et le plus réussi de leur première période, avec deux hits en prime: Miss Paramount et surtout Kao Bang.

Du point de vue musical, Indochine se distingue par un son plus synthétique que ses comparses: pas de guitare basse, pas de batterie, mais des synthétiseurs et des boites à rythme. La suite de l'histoire sera plus chaotique: après l'apogée de l'album 3, plus commercial que les précédents, commence la descente aux enfers. Elle se terminera en 1999 par le décès du clavier Stéphane Sirkis, frère-jumeau du chanteur Nicola Sirkis, d'une hépatite foudroyante. Le succès reviendra en 2002 avec l'album Paradize et le hit J'ai demandé à la Lune.

Dans cette vidéo, on retrouve avec plaisir les quatre compères du début: les frères Sirkis, bien sûr, mais aussi Dominique Nicolas, guitariste et principal compositeur des grandes titres de la première époque, et Dimitri Bodianski au saxophone.



Par Alex Marlhac - Publié dans : 1983 - Communauté : webzine musical
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Késako ?

Site consacré aux mouvements New Wave, Cold Wave et Post-Punk des années 1978 à 1986.

Pourquoi commencer en 1978 ?

Parce que, par définition, le Post-Punk est situé APRES le Punk, qui connut son apogée en 1977.

Pourquoi arrêter en 1986 ?

Parce qu'après 1986, ce mouvement ce scinda entre les tenants de la ligne commerciale, de plus en plus tournés vers la pop synthétique, et les tenants de la ligne underground, qui engendrèrent le mouvement gothique.

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